Aujourd’hui nous ouvrons une nouvelle page sur ce site qui sera consacrée aux recherches en lien avec la mémoire.

Le premier article est consacré aux recherches effectuées dans une unité de l’INRA, NutriNeuro, dirigée par Sophie Layé, Laurier Défi Scientifique de l’INRA 2015 en décembre dernier.

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Sophie Layé, © Inra, Christophe Maître

Le cerveau n’est pas, comme on a pu parfois l’imaginer, un donneur d’ordres suprême nullement affecté par de basses besognes comme manger et digérer. Bien au contraire, il reçoit du système digestif des molécules (acides gras, vitamines, acides aminés…) qui constituent autant de signaux qui le conduisent à adopter tel ou tel comportement ou à mieux réguler tel ou tel processus.

Les chercheurs Inra ont entrepris l’immense tâche de mettre en lumière les relations entre la nutrition et les fonctions cérébrales. Les résultats se bousculent et montrent que, quel que soit l’âge de l’individu, l’alimentation est fondamentale pour la santé du cerveau. Avant la naissance, les nutriments que reçoit l’embryon régulent de façon spectaculaire la prolifération des neurones. Chez l’individu adulte, des nutriments tels que les acides gras polyinsaturés (les célèbres omégas 3 ou omégas 6) sont indispensables à la mémorisation et à l’apprentissage. L’alimentation reste tout aussi cruciale pour l’individu âgé : les omégas 3 et la vitamine A jouent un rôle protecteur sur les cellules du cerveau permettant un vieillissement plus harmonieux. Ce n’est pas fini : ces travaux de recherche montrent aussi les dégâts au niveau cérébral que peuvent provoquer, en particulier chez l’enfant et l’adolescent, les régimes déséquilibrés, trop riches en graisses et en sucres, qui malheureusement deviennent de plus en plus répandus.
Une chose est sûre, la recherche sur la nutrition et le cerveau vous donnera envie de manger intelligent !

Que la mémoire vive!

 

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